AUTEURS COMMUNES ACCUEILARRONDISSEMENT : Mende. CANTON : Saint-Chély-d'Apcher. SCULPTEURS : - CAMUS, Etienne (1867-1955) ; né à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) ; habite Toulouse (Haute-Garonne). - ?. signatures inscrites sur le monument : non. EDITEURS : - JACOMET (Etablissements Hector), Villedieu (Vaucluse). - ?. signatures inscrites sur le monument : non. ANNEE DE REALISATION (des sculptures) : 1922. datation inscrite sur le monument : non. DATE D'INAUGURATION : 4 juin 1922. MATERIAUX (des sculptures) : fonte de fer bronzée et bronze. COÛT GLOBAL : 9.700 F. OEUVRES EN RAPPORT : le Poilu au repos , est sans aucun doute possible la sculpture d'édition ayant connu la plus grande diffusion, avec au moins 680 exemplaires recensés. C'est également l'une des plus fades, ce qui s'explique peut-être par la formation de son auteur : non pas des études artistiques mais un diplôme d'ingénieur des Arts et Métiers. Hector Jacomet, quant à lui typographe de formation, était uniquement le distributeur de ce "produit". La réalisation effective des statues avait lieu ailleurs. Apparemment, deux fonderies se partagèrent leur exécution : certaines d'entre elles proviennent des Etablissements artistiques Edmond Guichard et Cie, fonderie située à Castelnaudary (Aude), tandis que d'autres, jusqu'à la fin de l'année 1922, portent la marque de la Fonderie de Tusey, près de Vaucouleurs (Meuse) - à partir de 1923, d'après une lettre de la firme en ma possession, Tusey n'eut plus le droit de reproduire le modèle. Il existait également une version du Poilu en mortier recouvert d'une pellicule de cuivre, le bronzo-ciment. Elle eut très peu de succès et quasiment aucun exemplaire ne subsiste aujourd'hui, à cause de la très mauvaise résistance du matériau. Il faut également mentionner une oeuvre dérivée : le buste seul du Poilu inclus dans un cadre reproduisant l'Arc de Triomphe de l'Etoile à Paris. Une quinzaine d'exemplaires sont connus, dont la plupart placés dans des mairies. Enfin, Etienne Camus composa une statuette de soldat quasiment identique à son Poilu best-seller, mais de taille réduite, pour un mémorial destiné aux paroisses qui fut édité en nombre par son beau-père Miquel. Quant au Coq , lui aussi appartient à la statuaire sérielle, même si son concepteur comme son éditeur restent inconnus. Il semblerait que ce modèle fût parfois employé - ou conçu à l'origine ? - comme coq de clocher.. INFORMATIONS DIVERSES : le Coq d'origine en bronze, qui avait été offert par un groupe de natifs de la commune habitant Paris, a disparu à une date indéterminée. On le remplaça entre 1995 et le début des années 2000 par un modèle en calcaire dû au sculpteur Michel Waesberghe, installé à Blavignac (Lozère). Par ailleurs, les sources nous apprennent que la construction du monument commença avant même que l'autorisation préfectorale - théoriquement obligatoire et censée précéder tout chantier - ne fût délivrée. SOURCES : - Archives Départementales, 2 O 1251, EDT 128 M 6. - Notice de Palissy , la base en ligne du Ministère de la Culture dédiée au patrimoine mobilier. BIBLIOGRAPHIE : 2013 : Monuments aux Morts et plaques commémoratives. Hommage aux enfants de la Lozère morts pour la France 1914-1918 , n° hors-série de Centre d'Etudes et de Recherches Benjamin Bardy. Bulletin , n° 33, p. 255. 2014 : Cicatrices/Scars. 1914-1918 : 40 000 monuments/memorials - 1 350 000 morts/deads , catalogue de l'exposition présentée en Arles dans l'église des Frères-Précheurs du 7 juillet au 31 août 2014 dans le cadre de la 45ème édition des Rencontres de la Photographie, Arles, Editions Les Rencontres d'Arles, p. 14-15, 421. 2014 : Mauduy (Jacques) et Donaint (Pierre), La Lozère dans la Grande Guerre, les monuments aux morts racontent , Nîmes, Editions Alcide, p. 62, 119, 149, 178.
LES MONUMENTS AUX MORTS SCULPTES EN FRANCE : LOZERE
Rimeize
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